01
Cinq référentiels, une entité
Registre des entreprises, annonces légales — créations, cessations, procédures collectives —, dirigeants, transactions foncières et diagnostics énergétiques. Chaque source arrive par un connecteur isolé qui ne connaît rien du métier : le schéma externe ne contamine jamais le modèle interne.
02
La résolution d'identité est le produit
Aucun de ces référentiels ne partage de clé avec les autres, et la même entreprise y apparaît sous trois orthographes et deux adresses. Normalisation française, comparaison floue, scoring de paires appris, puis regroupement et fusion. C'est le cœur technique et c'est ce qui prend le plus de temps à faire correctement.
03
Un signal a une force, pas un booléen
Un diagnostic classé G pèse dix fois un classé A. Une transaction foncière pèse selon son montant. Une procédure collective pèse autrement qu'une création. Le système ne dit pas « il y a un signal », il dit combien il pèse et pourquoi — et le score qui en découle reste explicable ligne par ligne.
04
Le territoire compte
Géocodage sur la base adresse nationale, indexation spatiale, regroupement des signaux par cellule. Un diagnostic énergétique isolé est une information ; quinze dans la même rue sont un chantier.
05
La conformité est un module du domaine
Consentement, journal d'audit, registre de rétention, contrôle de licence des sources, minimisation appliquée dès la transformation de la donnée brute, respect du statut de non-diffusion. La plupart des outils de prospection traitent le règlement comme une case à cocher en fin de projet. Ici c'est un paquet de code au même rang que le scoring — parce que c'est ce qui rend l'outil vendable à une entreprise sérieuse.
06
On mesure ce que le modèle vaut
Précision, rappel et F1 sur l'extraction ; calibration de Brier sur les scores ; détection de dérive avec porte de non-régression qui bloque une mise en production si la qualité recule. Un modèle non évalué est une opinion.