Données et information
L’ère du Big Data
On estime qu'on produit autant de données que tout ce qui a été produit depuis le début de l'histoire de l'humanité jusqu'en 2003. Cette estimation est souvent attribuée à Eric Schmidt, ancien PDG de Google, qui l'a faite en 2010 lors d'une conférence à l'Université de Californie à Berkeley. On donne un terme à l’avènement de cette démesure : BIG DATA.
Enjeux de la représentation
La production et l’utilisation de plus en plus massive de ces données pose les enjeux de leur représentation. Qu’il soit question de capturer notre environnement, d’étudier leur structures, les réseaux, les systèmes ou encore d’identifier les relations au sein des données afin de mieux saisir la nature des interactions au sein d’un ensemble d’objets, la visualisation de ces grands ensembles constitue une discipline très utile connue sous le nom de datavisualisation.
Elle s’appuie sur un formalisme visuel au service du signifiant que l’on souhaite extraire de ces données, on parle alors de graphe, de diagramme, de réseaux, d'arbre, de nuage de points, de cartes…
L’analyse des réseaux relationnels en constitue une des applications concrète ; elle puise en partie ses inspirations dans la théorie des graphes, lesquels sont des modèles abstraits de dessins de réseaux reliant des objets. Ils peuvent comporter des nœuds, des sommets, des arêtes, des courbes, des polygones, des couleurs, des légendes.
Une abstraction de la réalité
Il paraît dérisoire de penser qu’une simple représentation puisse se saisir de toute la complexité d’un phénomène : il s’agirait plutôt d’une abstraction de la réalité. Une certaine forme de sens émerge néanmoins. On discerne des tendances, des motifs.
La possibilité d’interagir directement avec une visualisation apporte un éclairage sur le caractère versatile des données. La représentation est avant tout une affaire de point de vue.
